Simus Paradise


 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 SOS Pollution !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9
AuteurMessage
Dany
Eternel enfant
Eternel enfant


Masculin
Bélier Nombre de messages : 16240
Age : 64
Localisation : En mer
Humeur : Vendéeglobienne

MessageSujet: Re: SOS Pollution !   Lun 22 Fév 2016 - 12:08

Il devient de plus en plus clair que les site genre Irceline ont pour unique vocation de raconter des salades aux bisounours. Leurs cartes ont été modifiées de façon à ce que les couleurs jaune, orange et rouge soient moins tape à l'oeil comme c'était le cas auparavant quand ce sujet a été démarré.

http://www.irceline.be/fr

Maintenant, elles sont quasiment toujours en bleu concernant les pm10 et pourtant la Belgique a un des plus mauvais air...

La Belgique est le pire pays européen en termes de qualité de l’air, juste après le Monténégro. Un score qui mérite d’être nuancé, selon les chiffres de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE).

L’information fait presque froid dans le dos : selon un rapport publié fin janvier par les très prestigieuses universités américaines de Yale et Columbia, la Belgique est le pire pays européen en termes de qualité de l’air après le Monténégro. Ce classement mondial baptisé "Environmental Performance Index" (EPI) a évalué et comparé l’efficacité des politiques environnementales selon seize critères (pollution intérieure, surpêche, consommation d’eau, etc.). Il estime que la moitié de la population mondiale respire un air jugé nocif pour la santé. Et la situation serait donc particulièrement grave en Belgique.

Les particules fines : ennemi public n°1

"La pollution de l’air est un problème planétaire", rappellent les auteurs du rapport EPI. Une fois de plus, leur évaluation met l’accent sur les particules fines, composant polluant jugé le plus nocif pour la santé et présent dans la majorité des grandes villes européennes. Sans surprise, Bruxelles fait partie des mauvais élèves avec une concentration moyenne annuelle en particules fines de 15µg/m3. Même si elle parvient à respecter la norme européenne (fixée à 25µg/m3), elle dépasse néanmoins la norme imposée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) fixée à 10µg/m3. " Bien qu’il s’agisse d’une estimation moyenne, on constate une augmentation de 6,2 % de décès prématurés lors d’une concentration en particules fines de 10mg/m3", indique le professeur Alfred Bernard, toxicologue à l’UCL.

Jugées cancérigènes depuis juin 2012 par le Centre International de recherche sur le cancer (CIRC), les particules fines seraient responsables de nombreuses maladies, essentiellement cardiovasculaires et respiratoires, telles que la pneumonie, le cancer du poumon ou l’accident vasculaire cérébral. "Nous ne sommes pas surpris par le faible score de la Belgique sur le classement EPI. Nos propres chiffres recensent environ 12 000 décès prématurés par an en Belgique et 400 000 en Europe", commente Hans Bruyninckx, directeur de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE).

Une voiture pour deux habitants

Forte concentration de la population, activité industrielle importante, densité du réseau routier; les sources d’émission de ces particules mortelles sont nombreuses. "Les particules fines sont un problème typiquement européen, son parc automobile étant constitué pour 60 % de moteurs diesel. En Belgique, c’est une voiture pour deux habitants", explique le professeur Bernard. Sur le banc des accusés, le diesel répond encore à l’appel. Avec huit milliards de litres de gazole consommés par an et plus de trois millions de véhicules diesel en circulation, la Belgique fait partie des plus gros consommateurs européens. A partir des années 70-80, le parc automobile de l’Europe se "diesélise" grâce à une promotion glorifiante du gazole. "On a promu le diesel pour plusieurs raisons : sa moindre taxation par rapport à l’essence, ses moteurs plus performants et sa faible émission de CO2 ", rappelle Jean-Louis Nizet, secrétaire général de la Fédération pétrolière belge (FPB).

Dans la course à la réduction des émissions de CO2, les politiques de l’époque ont créé auprès des consommateurs une véritable passion pour le diesel. Mais à partir des années 2000, le carburant devenu roi devient rapidement la cause de tous les problèmes. "Dans la lutte contre le réchauffement climatique, diminuer notre consommation de pétrole et d’énergies fossiles est devenu primordial. Le diesel est donc devenu quelque chose à bannir absolument", ajoute Jean-Louis Nizet.

Stigmatisé, le diesel ?

S’il est certain que les pots d’échappement polluent notre atmosphère, certains s’insurgent contre l’omission d’autres facteurs tout aussi responsables. Pour le Pr. Bernard, la pollution résulte de deux autres sources importantes : l’industrie et le chauffage domestique. " Il est important de rappeler que les particules fines ne viennent pas uniquement des moteurs diesel. Tout le monde attaque le transport alors que le chauffage domestique et les combustibles fossiles ont également leur part de responsabilité ", précise-t-il. Le dernier rapport de l’AEE confirme que le secteur du transport ne représente "que" 13 à 15 % des émissions de particules fines."Aujourd’hui, les technologies existent pour que les moteurs diesel puissent respecter les normes d’émissions. Il faut simplement laisser le temps au parc automobile européen de se renouveler", ajoute Jean-Louis Nizet. Tandis que les normes européennes anti-pollution imposées au secteur de l’automobile se durcissent d’année en année, ça ne fait plus de doute : le diesel émet de moins en moins de particules fines.

Mesures strictes, moteurs plus propres

En 2009, la norme Euro 5 imposait déjà l’application de filtres à particules (FAP) sur les nouveaux moteurs diesel afin d’en limiter les émissions. Fin 2011, le gouvernement belge stoppe les incitants sur le gazole et lui fixe une taxation plus importante via un système d’accises. L’objectif : faire en sorte et de manière progressive que les prix de l’essence et du diesel s’égalisent d’ici à 2018. Enfin, la norme Euro 6 de 2014 donne naissance au dit "diesel propre" : de plus en plus contrôlé, de moins en moins polluant. Des progrès dont l’industrie automobile ne manque pas de se vanter.

Des efforts encore nécessaires

Malgré des mesures strictes et une réduction notable des émissions de particules, le débat reste vif pour les acteurs de l’environnement. Bien que plus "propres", les moteurs diesel restent très polluants en dioxyde de carbone (NO2). "La politique du diesel a faiblement évolué depuis les vingt dernières années. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir afin d’inverser la tendance actuelle", déclare Hans Bruyninckx de l’AEE. "Des efforts sont encore nécessaires pour conforter et assurer le respect des normes européennes relatives aux concentrations de particules fines et de dioxyde d’azote", indique, pour sa part, la ministre bruxelloise de l’Environnement Céline Fremault (CDH). "L’amélioration de la qualité de l’air est un enjeu essentiel pour la santé des Belges", conclut-elle.



L’approche américaine contestée
Les données du rapport américain "Environmental Performance Index 2016" (EPI) diffèrent de celles récoltées par l’Agence européenne de l’Environnement (AEE). Le score médiocre de la Belgique nécessite donc d’être nuancé aux yeux de la ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Fremault (CDH).

Données satellites versus données au sol

Basé sur une moyenne spatiale pondérée par la population, le classement mondial EPI est calculé sur base de mesures satellites de particules fines. Toutefois, ces données américaines ne reprennent pas les mesures au sol, elles-mêmes utilisées par l’Agence européenne de l’Environnement. "Si l’on se base sur les résultats de l’AEE, un calcul similaire de moyenne pondérée par la population permet de constater que la Belgique n’est non pas avant-dernière, mais bien dans la moyenne européenne", déclare Céline Fremault. Si les données au sol, calculées via stations de mesures, ont été imposées par la législation européenne, leur fiabilité est cependant discutée. "La mesure via satellite est évidemment plus fiable. Les stations de mesures qui coûtent cher et qui sont donc limitées ne donnent pas une vue d’ensemble. Elles ne mesurent que les bruits de fond ", souligne le Pr Bernard, toxicologue à l’UCL.

Afin d’obtenir des données plus représentatives, la solution serait de combiner ces deux techniques de mesure. "La mesure via satellite est une technique récente dans laquelle nous souhaitons et commençons à investir. Mais on ne peut pas tout mesurer par satellite, c’est pourquoi il est important d’avoir des stations positionnées sur le territoire", ajoute Hans Bruyninckx, directeur de l’AEE.

La politique du "ranking"

Dans la "moyenne européenne", la Belgique demeure néanmoins dans la seconde moitié du classement avec un taux de concentration en particules fines qui reste élevé, surtout à Bruxelles. La mission d’un tel rapport est claire : "Signaler aux politiques dans quels secteurs spécifiques les performances environnementales doivent être améliorées." La politique du "ranking" qu’ils utilisent vise ainsi à motiver les changements politiques et à capter l’attention générale. "Même si, à l’AEE, nous n’aimons vraiment pas ce système de classement, ce rapport constitue un véritable avertissement qu’il ne faut pas prendre à la légère", indique Hans Bruyninckx. Mais la ministre bruxelloise de l’Environnement se veut rassurante : "La qualité de l’air belge s’améliore sur le long terme. L’exposition des Bruxellois à certains polluants a déjà pu être réduite, permettant ainsi de respecter les normes européennes en termes d’émissions et de concentration pour la majorité des polluants", assure-t-elle.



Compris ?
Moi oui.
Et je ne vous raconte pas le capharnaüm qu'il y aura quand surviendra l'accident nucléaire devenu quasiment inévitable en Belgique.

Furax

~~~~^_^~~~~

______________________Jouer pour rester jeune, rester jeune pour jouer.

__________________________________Mon vélo c'est ma liberté.
Revenir en haut Aller en bas
https://vimeo.com/chisum/videos
Dany
Eternel enfant
Eternel enfant


Masculin
Bélier Nombre de messages : 16240
Age : 64
Localisation : En mer
Humeur : Vendéeglobienne

MessageSujet: Re: SOS Pollution !   Lun 25 Avr 2016 - 19:45

A l'occasion des 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl, une langue se délie...

Le professeur Luc Michel est chirurgien endocrinologue pour le CHU Mont-Godinne (UCL). Depuis presque 30 ans, il s’intéresse au lien entre les opérations de la thyroïde et le nuage radioactif de Tchernobyl. Il a publié ses résultats finaux ce mois-ci dans une revue scientifique. Il y a dix ans, il prévenait déjà les autorités d’une corrélation entre le passage du nuage et la récurrence du cancer papillaire de la thyroïde chez les moins de 15 ans en 1986. À l’époque déjà, il avait remarqué que les jeunes semblaient presque deux fois plus touchés par ce type de cancer que les personnes adultes. Ces derniers résultats montrent que cette incidence est de 30 % chez les jeunes. Alors que chez les adultes, elle est de 8 %.

Comment est né le sujet d’étude, quelle a été la cause de cette recherche?

Déjà, il faut savoir que le cancer de la thyroïde est extrêmement rare chez les enfants. Au début des années nonante j’ai eu un, puis trois, puis neuf cancers à opérer chez des enfants. Tous à des stades très avancés, avec métastases. On a contacté la santé publique, on nous a répondu qu’il n’y avait rien du tout. En 1999, je me suis rendu à Minsk, et en discutant avec des confrères, on m’a demandé si je connaissais un météorologue. En rentrant, j’ai appelé l’Institut royal météorologique (IRM). J’entre en contact avec Marc Van Diepenbeek. ‘Enfin un médecin nous contacte’, s’exclama-t-il. Il m’a envoyé son rapport sur la catastrophe de Tchernobyl et le passage du nuage… Le lien était fait.

Comment ce rapport prouve-t-il qu’il y a eu une contamination ?

"Déjà, il prouve que le nuage est bien arrivé en Belgique dans la nuit du premier au deux mai 1986 à 6h du matin. Et quand on regarde les niveaux de radiations, pendant plusieurs jours, ils resteront 20 fois plus élevés qu’en 61-62. À Cette époque, en pleine Guerre froide, le monde entier se livre à ces essais nucléaires dans l’atmosphère, Anglais, Français, Russes, Américains… 120 essais en 2 ans. Alors quand les autorités disent qu’il ne s’est rien passé… L’IRM a même mesuré l’iode radioactif au sol, les taux étaient alarmants."

On aurait dû distribuer des pastilles d’Iode à l’époque ?

"Bien sûr, je l’ai dit et écrit depuis des années. Les Polonais sont les seuls à en avoir distribué. Sur les 17 millions de pastilles distribuées, aucun effet secondaire significatif n’a été constaté. Mais il faut les distribuer directement. Ce n’est pas en buvant 5 jours après le lait d’une vache qui a avalé de l’iode que c’est dangereux. C’est l’inhalation qui est dangereuse. Le 1 et 2 mai 86 il faisait beau, les enfants étaient dehors à jouer notamment dans des bacs à sable, alors que le sable concentre les grains d’iode…"

C’est un problème politique ?

"C’est comme ça que ça va dans le monde politique belge, on noie le poisson. Je ne suis pas antinucléaire, mais je suis anti-lobby. Le lobby du nucléaire est très puissant. En plus, en Belgique, les différents responsables politiques n’arrivaient pas à se mettre d’accord. En Flandre, on rentrait les enfants, en Wallonie, on rentrait les vaches."

Encore aujourd’hui en allant à la pharmacie on ne peut se procurer des pastilles d’Iode…

"Si Tihange a un gros problème demain, les gens vont-ils foncer à la pharmacie ? Les premières zones décidées pour la diffusion de ces gélules étaient d’un rayon de 5 km, puis 10km, puis 20km et maintenant c’est 100 km autour des centrales. Mais il n’y a toujours pas de comprimés d’iode en quantité suffisante dans les pharmacies. Même 100 km ce n’est pas suffisant."

Pourquoi minimiser les risques ?

"Pour ne pas faire de vagues, pour ne pas faire peur aux gens, donc on a menti par omission. On voit, pour gérer Tchernobyl, qu’on s’est basé sur le modèle d’Hiroshima et de Nagazaki. On revit autour et à Hiroshima. Mais dans la bombe atomique baptisée Little Boy, il y avait 70 kg d’uranium. À Tchernobyl, il y en avait 14 tonnes. Et ce réacteur a déversé des déchets radioactifs dans l’atmosphère pendant des mois."

Est-ce qu’on mesure les conséquences en Belgique, au niveau sanitaire mais aussi à d’autres échelons ?

"Il faut au moins qu’on reconnaisse qu’on n’a rien fait, première chose. Deuxième chose, qu’on arrête de dire qu’il ne s’est rien passé. Sinon on n’évoluera jamais et on ne saura pas quoi faire en cas de nouvel accident. Les mesures à prendre sont simples, donner rapidement des pilules d’iode pour au moins protéger la thyroïde des enfants. Regarder les dates de naissance lors des inspections médicales scolaires. Si il y a eu un accident nucléaire et qu’ils inspectent les enfants. Palper la thyroïde, même dix ans après. En plus, il faut un suivi médical de ces populations, parce que le cancer peut arriver à 20, à 30 ou à 40 ans."

Est-on paré à un problème nucléaire chez nous ?

"Non. Demain, Tihange explose, il faut déplacer 600.000 personnes. Si c’est Doel qui explose, c’est 1.300.000 personnes. A-t-on testé un plan d’urgence ? Pourquoi, les Allemands regardent-ils nos centrales nucléaires avec inquiétude ?"


Il serait temps de créer un tribunal international des crimes nucléaires non ?
Songeons qu'en 1986 la BElgique n'avait même pas un Ministère de la Santé ! Une simple "secrétaire d'État à la Santé publique et à la Politique des handicapés", Wivina Demeester(CVP), qui n'a rien fait pour la sécurité des citoyens, mais qui a encaissé son salaire sans se poser la question de savoir si elle le méritait. Il y avait aussi une "secrétaire d'État à l'Environnement et à l'Émancipation sociale", Miet Smet, la femme du Premier Ministre, qui n'a rien fait non plus.

Il y a de quoi se fâcher non ?
Furax

~~~~^_^~~~~

______________________Jouer pour rester jeune, rester jeune pour jouer.

__________________________________Mon vélo c'est ma liberté.
Revenir en haut Aller en bas
https://vimeo.com/chisum/videos
 
SOS Pollution !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 9 sur 9Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Simus Paradise :: Centrale :: Niaiseries-
Sauter vers: